Portrait Couëronnais : Thya Danet, héroïne du quotidien

Voici l’histoire de Thya Danet,

 

Samedi 4 novembre, autour de 19h, aux abords du port de Couëron. C’est un jour de tempête, la pluie vient de cesser, il y a encore beaucoup de vent. Thya Danet fait le ménage chez sa grand-mère en compagnie de sa belle-mère. Cette dernière descend dans la rue, croise deux promeneurs anglo-saxons dont elle ne comprend pas les propos paniqués, appelle sa belle-fille. Qui, descendue à son tour, comprend le motif de leur agitation : une femme, suicidaire, se tient dans la Loire, debout sur une rampe, de l’eau jusqu’à la taille. « Comme un réflexe, je leur ai dit en anglais : « Ne vous inquiétez pas. Je vais la rejoindre ». C’est comme si mon corps agissait tout seul. » narre la jeune femme de 21 ans. Thya s’approche alors de la femme, consciente, discute avec elle pendant dix minutes. « J’essayais de lui remonter le moral. Dans ma tête, j’étais juste concentrée. Je ne ressentais même pas le froid. » Elle réussit à faire sourire et même rire la femme, cette dernière acceptant enfin de la rejoindre. « Au lycée, j’ai suivi une initiation au sauvetage dans l’eau. J’étais préparée, tendue, prête à courir vers elle pour la sauver. » Après avoir pu se réchauffer dans l’appartement de la grand-mère, la femme est prise en charge par le Samu en vue d’un examen médical.
« Je suis restée calme, même après. Quand la femme est partie, il y avait juste mes mains qui tremblaient. » explique Thya Danet. Son engagement n’a rien d’exceptionnel ni d’héroïque pour cette employée de la boulangerie La Croisée des saveurs. Son geste, la jeune femme se l’explique facilement. « Je suis quelqu’un qui, en cas de problème, va chercher à le régler. »

 

Vous pouvez retrouver cette histoire dans le magazine municipal n°174 de janvier-février 2024.