Conserver la mémoire de la Cité Bessonneau

Cette Maison ouvrière constituait l’un des derniers vestiges de la Cité Bessonneau. Inoccupée depuis de longues années et par conséquent très dégradée, elle est condamnée à la démolition. Les abords seront défrichés et le site sécurisé.

 

Une histoire ouvrière

Néanmoins, la Ville, en lien avec le Conseil des Sages, a décidé d’installer aux abords de la parcelle, dont la vocation reste encore à définir, un panneau temporaire d’interprétation du patrimoine qui témoignera de l’histoire de ce quartier. Cette histoire, c’est celle d’une cité ouvrière née à l’issue de la Grande Guerre.

 

A l’époque, faute d’hommes valides, les entreprises de la Basse-Loire font appel à de la main d’œuvre étrangère. 1 477 ouvriers viennent à Couëron entre 1921 et 1926. Une centaine de constructions légères, entièrement en bois, sont alors construites ici en urgence pour loger cette main d’œuvre nouvelle. Le patrimoine immobilier est géré par J.-J. Carnaud et les Forges de Basse- Indre. Il passe de 13 logements en 1910 à 800 en 1950. Au début du XXe siècle, la ville de Couëron est dite « la plus cosmopolite de l’Ouest », une mixité retrouvée grâce à la cité Bessonneau.