Personnalités couëronnaises

Personnalités Couëronnaises


 


 

Jean-Jacques Audubon, peintre naturaliste

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Biographie

Né en 1785 à Saint-Domingue, Jean-Jacques Audubon est le fils illégitime d’une immigrée française, Jeanne Rabin, et d’un capitaine au long cours, Jean Audubon. Celui-ci possède sur cette île plantations et esclaves. Au décès de Jeanne Rabin, Jean Audubon ramène son fils en France dans sa propriété de la Gerbetière à Couëron. Jean-Jacques est accueilli par sa belle-mère qui l’élève comme son propre enfant. C’est là, proche des marais, que Jean-Jacques Audubon vit ses jeunes années, y observe plantes et oiseaux, et découvre la peinture. En 1806, il quitte Couëron pour les États-Unis, où il obtient la nationalité américaine en 1812.

Ses œuvres majeures

Considéré comme un pionnier de l’écologie, il publie de 1827 à 1839 "Les Oiseaux d’Amérique", cinq volumes constitués de planches peintes à la main et représentant en grandeur nature 80 % des espèces vivant au XIXe siècle. Devenu membre ou correspondant de sociétés savantes de plusieurs nations, il meurt à New York le 27 janvier 1851

Après 1885, il devient une des gloires nationales aux États-Unis où les Américains le vénèrent comme le plus grand peintre naturaliste.

Une association environnementale célèbre aux Etats-Unis porte son nom : The National Audubon Society

Alcide d’Orbigny

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Alcide Charles Victor Marie Dessalines d’Orbigny est né à Couëron le 6 septembre 1802. Il était issu d’une famille de voyageurs et de naturalistes. Son père Charles-Marie, médecin dans la marine, lui transmit son enthousiasme pour les sciences naturelles. La famille s’installa en 1820 à la Rochelle, une ville ouverte sur la mer et les voyages. Il mourut à 55 ans, à Pierrefitte le 30 juin 1857, en laissant derrière lui une œuvre scientifique immense.

Le voyageur-naturaliste

Le travail qu’Alcide d’Orbigny publia à l’âge de 23 ans sur les foraminifères impressionna les scientifiques de l’époque. Le Muséum le choisit alors comme voyageur-naturaliste pour une mission en Amérique du Sud. Ce voyage dura 7 ans et le conduisit au Brésil, en Argentine, au Paraguay, au Chili, en Bolivie et au Pérou où sa mémoire est encore très présente. De cette mission, il rapporta une moisson scientifique impressionnante et de nombreuses publications concernant la botanique, la zoologie, la géographie, la géologie et l’ethnographie.

Le chercheur

Il laissa à la postérité une collection de plus de 100 000 spécimens végétaux ou animaux qui constitue un patrimoine d’une richesse exceptionnelle. Déposée au Muséum d’histoire naturelle à Paris, elle reste très activement consultée par des spécialistes du monde entier.

Un héritage scientifique et culturel

Naturaliste complet et écologiste avant l’heure, il fut le précurseur de la biogéographie. Il a pu approfondir la connaissance du règne animal et végétal en décrivant plusieurs milliers d’espèces actuelles et fossiles. Il est considéré comme le père de la micropaléontologie pour avoir établi les bases de la classification de ce groupe. Il a également défini la première échelle des temps géologiques grâce aux espèces d’invertébrés fossiles trouvées dans les couches géologiques de France.

Association Alcide d’Orbigny : 28 rue Albert Ier - 17000 La Rochelle