Les bains-douches et lavoirs
Les bains-douches et lavoirs

Le souci de l’hygiène publique est grandissant depuis la fin du XIXe siècle. Au début du XXe siècle, les logements ouvriers ou paysans ne comprennent pas encore de salle de bains. Les édiles locaux, sensibles aux discours sur la prophylaxie visant à empêcher l’apparition des maladies, sont soucieux de donner à leur population les moyens d’assurer un minimum d’hygiène corporelle. La lutte contre les épidémies passe donc par la propreté du corps et du linge.
En 1927, pour la construction du bâtiment, la municipalité de Couëron fait appel aux architectes nantais Cormerais et Jamin. Ils séparent les deux fonctions : bains-douches côté gauche, lavoirs côté droit. Au centre, le vestibule et le logement du gardien.

Bain ou douche ?

A partir de 1929, les Couëronnais peuvent donc faire leurs ablutions toutes les semaines, les écoliers plutôt le jeudi, les travailleurs le samedi ou le dimanche matin. On a le choix entre douche et bain, le bain coûtant un peu plus cher. Pour se laver, il faut parfois attendre une demi-heure à trois quarts d’heure. Le gardien attribue une cabine. Les jours d’affluence, pas question de traîner : 20 minutes pour une douche, et une demi-heure pour le bain au maximum.

Le lavage du linge

Du côté des lavoirs, on ne voit que des dames qui arrivent avec leur brouette à linge ou leurs paniers en osier. L’établissement était plutôt utilisé par les ménagères du bourg dans les campagnes, on dispose souvent d’un point d’eau et d’espace pour étendre.
Après-guerre, les maisons sont de plus en plus souvent équipées d’une salle d’eau, l’usage des bains-douches se fait plus rare, mais est toujours nécessaire. Les lavoirs sont fermés en 1970. Depuis quelques années déjà, ils ne sont plus guère fréquentés que le lundi.