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Un bilan d'étape attendu

Un bilan d'tape attendu

Trois soirées citoyennes, pour un même objectif : réunir les habitants de chacun des trois quartiers couëronnais et les élus de la ville pour partager un moment d’échanges et de débat autour des réalisations et des attentes du mandat. Mission accomplie : de nombreux Couëronnais sont venus, curieux et intéressés par la formule, pour débattre concrètement des politiques publiques à un an et demi de la fin du mandat. Jouant le jeu avec simplicité, Carole Grelaud et son équipe municipale, n’avaient qu’une règle « pas de sujets tabous et des réponses claires » apportées aux habitants. Trois soirées riches de propositions, suggestions, à l’image d’un territoire exigeant et dynamique. Retour sur les moments forts.

ENSEMBLE POUR UNE VILLE VIVANTE ET ACTIVE

ÉDUCATION – CULTURE – JEUNESSE – SPORT

L’augmentation de la population interroge sur la capacité des structures existantes à absorber les nouveaux usagers. Selon Dominique Sanz, adjoint aux sports et au quartier de la Chabossière, les dernières réalisations portées par la Ville montrent qu’elle a su anticiper avec l’ouverture du groupe scolaire Jean-Zay, la nouvelle piste d’athlétisme, ou les terrains de foot synthétiques. Et bientôt, deux nouveaux terrains de tennis a annoncé Jean-Michel Éon, adjoint aux finances et à la commande publique.

Les usagers reconnaissent que les engagements en matière d’infrastructures et d’investissements sportifs ont été tenus. Cependant, selon certains, il faut encore renforcer la sécurisation et la modernisation de certains complexes sportifs. Des habitants souhaitent enrichir les échanges sportifs avec les villes jumelées, Wexford en Irlande et Fleurus en Belgique, ce qu’a approuvé Jacqueline Menard, conseillère au jumelage et irlandaise elle-même.

L’avenir des jeunes dans la commune est questionné.
La fin du Conseil des jeunes est évoquée à regret. La question des transports de nuit également a été soulevée pour permettre de circuler à des heures plus tardives en complément de la ligne 91 existante et des navettes de nuit. D’une manière générale, l’offre proposée aux 15-25 ans est une préoccupation majeure, indique Marianne Labarussias, adjointe à l’enseignement, à l’éducation et à la jeunesse. Depuis plusieurs mois, le service, renforcé avec la venue d’un chargé de mission dédié à ces problématiques, réfléchit à la mise à disposition d‘un lieu-ressource qui offrirait aux jeunes de se réunir avec des encadrants qui puissent les accompagner dans l’ouverture vers la société et l’autonomie.

ENSEMBLE POUR UNE VILLE SOLIDAIRE

SOLIDARITÉ - VIE DE QUARTIER - VIE DES ASSOCIATIONS

Pour retenir le meilleur et développer de nouvelles pistes, il convient encore de renforcer le partenariat entre les associations et la Ville dont le travail conjugué est apprécié. Quelques habitants ont souhaité davantage de visibilité concernant les associations comme le CLIC (Comité Local d’Information et de Coordination) Couëron-Sautron, l’Epicerie Solidaire portée par l’Union des centres socioculturels ou encore la Halte-Relais Alzheimer du CLRPAC (Comité Local des Personnes Âgées et Handicapées de Couëron). D’autres espèrent voir renforcer la formation des bénévoles au sein des associations.

Le CCAS propose des aides aux loisirs, au sport et à la culture, destinées aux ménages les plus modestes a expliqué Corinne Gumiero, adjointe à l’action sociale et aux solidarités et Catherine Radigois, élue à la commission handicap. Pour autant, cette démarche, plébiscitée, mériterait d’être plus valorisée, pour certains. Les idées n’ont pas manqué dans les échanges notamment celles d’organiser un troc de vêtements de sport pendant le forum des associations, ou rendre accessible plus d’infrastructures pour les personnes à autonomie réduite.

ENSEMBLE POUR UNE VILLE ACCESSIBLE ET SÛRE

DIALOGUE CITOYEN – PROXIMITÉ - SÉCURITÉ - BUDGET DE LA VILLE

Sur la fibre optique, les participants ont souhaité savoir quand serait équipé l’ensemble de la commune. De même, pour beaucoup, la sécurisation des axes de circulation reste insuffisante, malgré la présence des radars pédagogiques. Sur la sécurité des citoyens-usagers, les questions ont porté sur la vidéosurveillance et les actions contre les cambriolages. Une restructuration du service de Police Municipale, pour une plus grande efficacité dans les interventions, va être mise en oeuvre dès 2019, a souligné Lionel Orcil, adjoint à la citoyenneté et à la sécurité. De même, des études en vue de l’implantation d’une nouvelle Gendarmerie sont en cours.

Sur la concertation et le dialogue citoyen, des habitants, qui étaient présents à certains ateliers participatifs, ont été satisfaits de constater la sécurisation sur la rue Marcel-de-la-Provôté, même partielle. En règle générale, les consultations citoyennes sont très suivies par les habitants qui regrettent parfois un manque de retours de la part de la Ville. L’effort sera apporté sur ce point, a assuré Sylvie Pelloquin, adjointe en charge de la démocratie locale et du dialogue citoyen. Quelques habitants ont reconnu l’utilité de l’e-administration, c’est à dire l’accessibilité numérique dans les démarches administratives.

ENSEMBLE POUR UNE VILLE AGRÉABLE À VIVRE

CADRE DE VIE – URBANISME – VOIRIE

Des attentes ont émergé sur la gestion différenciée de l’herbe en ville. Cette solution de désherbage naturel doit aller de pair avec la sensibilisation du public à l’idée que l’herbe sur l’espace public n’est pas synonyme de négligence, explique Laeticia Bar, adjointe au patrimoine bâti, aux espaces verts et naturels. Une communication est prévue au printemps prochain. Une vigilance particulière va être portée, comme souhaité par des participants, sur le nettoiement des bouches d’égout.

Plus de composteurs, des espaces de broyage collectifs autour de la récupération des déchets sont souhaités. La commune ouvrira en janvier deux nouveaux composteurs en plus des deux existants, sur le Bossis et Bel air. Concernant la gestion des restes alimentaires, sujet soulevé autour de la table, la collectivité a instauré le tri et la méthanisation des déchets organiques dans la restauration collective depuis la rentrée, notamment à Jean-Zay.

Sur la question de l’accessibilité et des transports, les habitants souhaitent pouvoir utiliser largement les modes de déplacements alternatifs à la voiture. Michel Lucas, 1er adjoint à la proximité et à l’espace public, a expliqué que les nombreux travaux de voirie en cours incluront dans la mesure du possible des pistes et bandes cyclables au 1er semestre 2019. Forte de son succès, la ligne Express 1 est souvent saturée. La ville s’engage à faire une demande de renforcement des rotations de la ligne auprès de la TAN. Sur les aménagements urbains, l’enquête publique du PLUm a suscité des questions : comment attirer davantage de commerces en centre-bourg ? Quel devenir pour certaines rues ? Comment vont évoluer certaines zones et terres agricoles ? L’aménagement de quartiers comme la Minée, la Jariais ou la Métairie, de voies secondaires, le nombre de places de stationnement, l’éclairage public sont également des sujets qui préoccupent les Couëronnais. Le Super U jouera son rôle de centralité et son devenir bénéficiera aux commerces de proximité par l’effet d’entrainement. comme l’indique Ludovic Joyeux, adjoint à l’urbanisme, à l’aménagement du territoire et à  l’environnement.

Cette centralité évoquée sera renforcée par l’ouverture du multi-accueil et le futur gymnase. Sur l’aménagement des Rives de Loire, le projet sera conditionné par la concertation et n’ira pas sans elle.

Prochaines rencontres en 2019 pour « Rêver Couëron »